La spasmophilie

La spasmophilie est-elle une maladie à la mode?

Tout le monde en parle et la plupart des gens ne savent pas véritablement de quoi il retourne. Aux yeux des patients, il s'agit d'une notion souvent abstraite et confuse, basée sur des lectures de magazines qui amalgament la tétanie, la dépression, la fatigue, etc.. Pour les médecins, la confusion n'est pas moindre car certains pensent que la spasmophilie n'existe pas, tandis que d'autres croient qu'elle est une forme dépressive névrotique. D'autres enfin pensent qu'elle existe mais qu'elle se soigne avec des tranquillisants et des bêtabloquants.

Tout se passe donc comme si on se trouvait en face d'une croyance religieuse à laquelle on croit ou on ne croit pas, sans aucune preuve à l'appui. (Pour les uns la sainte vierge était vierge, pour les autres c'est plus que douteux !)

Il est étonnant qu'au début du troisième millénaire, aucun consensus n'existe à propos de la spasmophilie et que différentes fractions du corps médical et des organismes sociaux puissent, sur ce sujet, se traiter de charlatans et de dispensateurs inconsidérés des fonds publics entre autres amabilités. Le sujet est donc plus que sensible !

La spasmophilie est souvent méconnue car ses signes extrêmement variés peuvent désorienter les praticiens les plus avertis. Le médecin a devant lui un malade en bonne santé et si tous les examens complémentaires qu'il a prescrit sont négatifs (radios, prises de sang, etc..), en revanche ceux qui permettraient le diagnostic n'ont souvent pas été prescrits : électromyogramme, dosages du zinc, du magnésium et du calcium urinaire et sanguins, plasmatiques et globulaires.

Pourquoi ces examens ne sont-ils pas prescrits ? La principale raison est que le médecin n'y pense pas systématiquement lorsqu'il est consulté pour des troubles fonctionnels (palpitations, colites, oppressions, douleurs musculaires, etc..) Accessoirement parce que ces examens sont relativement onéreux et qu'il faut faire des économies.

Ainsi, les patients, après de nombreuses consultations et une foule d'examens classiques mais peu probants se retrouvent-ils comme au premier jour, handicapés par une fatigue qui les empêche de vivre leur vie et encombrés de multiples troubles fonctionnels, variables d'une semaine à l'autre. Pour couronner le tout, le médecin prescrit le plus souvent des tranquillisants, des antidépresseurs ou expédie les patients chez le psychiatre...

J'espère que ma modeste contribution apportera l'espoir à ceux d'entre vous qui sont accablés par ces troubles de la spasmophilie et qui cherchent péniblement la solution à leurs problèmes.

En fait le diagnostic de cette affection repose sur trois signes majeurs : la triade angoisse, insomnie, fatigue dont l'apparition est consécutive au stress. Nous sommes tous stressés, mais nous ne sommes pas tous spasmophiles, de même que nous roulons tous en voiture, nais n'avons pas tous un accident. Il est donc fondé et intéressant de se demander pourquoi.

Aussi le but de cet ouvrage est-il double : il s'agit de renseigner le lecteur sur la réalité et les diagnostics de cette affection « mythique », et d'aider le lecteur spasmophile à choisir et à entreprendre une thérapeutique efficace.

Depuis plus de trente ans j'ai été confronté aux difficultés inhérentes au traitement des sujets stressés, fatigués, souffrants souvent de divers troubles psychosomatiques. En 1985, j'ai publié avec le Docteur Houri, psychanalyste

Fatigués, êtes-vous spasmophiles ? aux Éditions du Dauphin.&, en 2002 « Spasmophile mythe ou réalité ?  Comment s’en sortir » , avec Philippe Kerforme aux Presses de Valmy et « Soigner la spasmophilie » aux éditions Solar en 2006.

Avant tout je répète et je maintiens ce que j'ai écrit il y a vingt ans et que j'entend plusieurs fois par jour : l'incompréhension de l'entourage et du corps médical vis-à-vis de la spasmophile est très pénible pour le malade qui la subit et finit souvent, à la longue, par déboucher sur un état dépressif réactionnel. Les troubles du spasmophile étant multiples et protéiformes, on a tendance à les considérer séparément alors qu'ils sont liés les uns aux autres par une même cause : le dérèglement du système neuro-végétatif et de ce fait ils n'ont pas d'organicité. Le médecin à donc devant lui un malade en « bonne santé » pour la médecine classique mais réellement souffrant dans son corps.

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Commentaires (3)

1. Spasmophilie (site web) 31/08/2013

J’ai souffert de la spasmophile pendant 10 ans, et je retrouve bien, dans votre article, l’attitude du corps médical qui considère cette pathologie comme étant psychosomatique, et vous bourre d’antidépresseurs (que je n’ai jamais pris fort heureusement). Je vais me procurer votre ouvrage, car toujours avide d’informations :)

2. Sarah 06/09/2010

Bonjour Clary,

Vous pouvez le trouver sur www.priceminister.com

Cordialement,
Sarah.

3. CLARY 06/09/2010

Bonjour
Je ne sais où trouver le livre" fatigués êtes vous spasmophile.
Où le trouver??
Merci

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